Témoignages sur nos formations

Témoignage sur le titre professionnel Responsable de projets de formation - CPN9800A

Retour d’expérience

 
Vanessa Billot, diplômée du titre professionnel Responsable de projets de formation
… avec Vanessa Billot, diplômée du titre professionnel Responsable de projets de formation en 2022.

Côté formation, Vanessa Billot est diplômée d’un BTS Assistante de gestion PME-PMI en alternance. Vingt ans plus tard, elle passe un diplôme d’université de patient partenaire en rétablissement en cancérologie – le patient partenaire met l’accent sur la nécessité d'une approche collaborative entre soignants et patients. Elle s’inscrit ensuite au Cnam au titre de Responsable de projets de formation pour changer de métier. Durant ces deux ans, elle continue de se former en parallèle en programmation neurolinguistique puis en éducation thérapeutique du patient. Toujours au Cnam, Vanessa obtient un diplôme d’organisation et de coaching d’équipe ainsi qu’une unité d’enseignement sur la responsabilité sociétale des entreprises et les référentiels de certification. Actuellement, elle suit un diplôme d’université (DU) « cellule de prévention de la désinsertion professionnelle et maintien en emploi ».
Côté professionnel, Vanessa Billot travaille d’abord pendant 8 ans comme assistante de gestion dans une entreprise qui importe des ventilateurs industriels en provenance d’Italie. À 29 ans, elle fonde sa propre société de conception de machines destinées à aspirer les particules nocives dans les usines afin d’améliorer les conditions de travail des opérateurs. Une expérience qui lui a donné le goût de l’entrepreneuriat, de l’exigence, de la structuration, des process, de la rigueur… et des sueurs nocturnes ! Durant la Covid-19, sa société étant à l’arrêt complet, elle s’engage en tant que bénévole dans l’association créée par Anne Roumanoff « Solidarité avec les soignants » : achat et envoi de matériel de protection aux soignants. Dix-sept ans après la création de sa société, elle effectue une reconversion qui l’oriente notamment vers le Cnam.

 

Pourquoi avoir choisi le Cnam pour vous former au titre Responsable de projets de formation ?


On dit souvent ceci : « Les personnes qui font le Cnam sont des personnes courageuses », en référence aux cours du soir. Le titre réunissait un panel complet d’unités de formation, et n’était disponible qu’au Conservatoire. J’avais besoin de créer du lien entre ma précédente activité, l’analyse du travail, la formation, et me rapprocher de méthodes de travail plus humaines pour faire suite à mon diplôme d’université de patient partenaire. Je n’avais aucune expérience dans la formation, je souhaitais donc me former pour ne pas avoir à subir le « syndrome de l’imposteur » et donc acquérir des connaissances. Le Cnam m’a apporté bien plus que tout cela ! À la suite du diplôme, j’ai travaillé dans un organisme de formation où j’étais cheffe de projet pendant deux ans et demi. Il s’agissait d’un dispositif de formation de France Travail sur la préparation opérationnelle à l'emploi individuel (POEI) et l’action de formation en situation de travail (AFEST) en Île-de-France, Normandie et Hauts-de-France. J’ai pu mettre en pratique ce que j’avais appris au Cnam : la chefferie de projet, l’analyse du travail, la construction des scénarios pédagogiques et la réflexivité (propriété consistant à pouvoir réfléchir sur soi-même).

 

Les enseignements ont-ils répondu pleinement à vos attentes ? Des exemples ?


Je n’avais aucune attente particulière en rejoignant le Cnam, tout simplement parce que je ne savais pas ce qui m’attendait. Et fort heureusement car, deux ans de formation, c’est à la fois court et long. Ça laisse le temps de déconstruire, reconstruire et finalement évoluer. Le Cnam m’a apporté la réflexivité, la prise de recul, une méthodologie, un cadre, pour pouvoir structurer la pensée, la vision, l’analyse documentaire et les concepts : analyser et appréhender le travail autrement lors de la mise en pratique de l’unité d’enseignement sur l’analyse du travail. Et surtout OSER. On ne naît pas formateur, on le devient et, pour cela, il faut se former pour acquérir les bonnes méthodes. Les formateurs m’ont laissé le temps de la déconstruction pour me reconstruire, et c’est très important de le souligner car ils m’ont accompagnée dans cette transformation.
 

Comment voyez-vous la suite pour vous dans les années à venir ?


Avec mon associé, on a créé une association pour le retour à l’emploi des personnes aidantes ou qui ont eu un cancer ou vivent avec une maladie chronique. On est allés plus loin en créant une société de conseil qui est aussi un organisme de formation et qui agit sur l’accompagnement des gouvernances des organisations, la prévention de la désinsertion professionnelle et le maintien dans l’emploi, qui a découlé de la création du label « Prévention, santé, travail, maintien en emploi ». Nous avons construit tous les deux les référentiels de formation, les cartes de compétences et la scénarisation pédagogique. Et pour le label, le référentiel qualité et le règlement de consultation. Ce qui fait le lien avec la méthodologie que le Cnam m’a apportée, ainsi que l’ouverture d’esprit sur le monde de la formation. Ce que je souhaite plus que tout, désormais, c’est créer ma fondation qui combinerait le retour à l’emploi après la maladie, donner l’opportunité aux personnes de se rétablir pour reprendre le travail avec sens, avec le moins de souffrance possible, donner vie à leurs ambitions en offrant un accompagnement de qualité et d’exigence. Pour chacun, cela implique l’estime de soi, l’estime des autres, tourner autour de soi pour se rétablir et s’épanouir. Pour conclure, je dirais que ma vocation est d’aider, mais pas n’importe comment. Avec exigence, méthode, réflexion et innovation sociale.

Témoignage sur le Master Gestion des ressources humaines et sociologie du travail - MR11201A

Retour d’expérience

 
Master Gestion des ressources humaines et sociologie du travail : témoignage de Tracy Marie, diplômée du cursus
… avec Tracy Marie, diplômée du master Gestion des ressources humaines et sociologie du travail (2025).

Préparatrice en pharmacie hospitalière à partir de 2013 à l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), Tracy Marie exerce d'abord dans le groupe hospitalier Paris Centre. En 2019, elle devient cadre de santé à la suite d’une formation. C'est là qu’elle découvre la sociologie, qui lui a permis d'effectuer des missions managériales en intégrant une vision plus humaine des situations. Dès lors, Tracy a souhaité étudier cette thématique et ses différents champs plus en profondeur afin de mieux comprendre l’impact des réformes gouvernementales et institutionnelles sur les relations humaines et le sens du travail. Elle intègre et obtient donc le master du Cnam GRH et sociologie du travail. Cela lui permet de mieux adapter sa pratique professionnelle et de comprendre d’une manière plus précise les relations au sein de son service et de son institution. Aujourd’hui, Tracy souhaite conserver son poste de cadre de santé en pharmacie au sein de l’AP-HP tout en réinvestissant les compétences acquises (recherche en sociologique, observation , analyse du changement). En parallèle, elle se lance dans un doctorat, avec pour objectif d’enseigner en sociologie de la santé.
 

Pourquoi avoir choisi le Cnam pour vous former au master GRH et sociologie du travail ?


Le Cnam m’a paru être la bonne option pour moi pour quatre raisons essentielles : la qualité des enseignements, l‘expertise des enseignants, la flexibilité des horaires, le choix proposé en termes d’unités d’enseignement (UE), en particulier optionnelles. Le Conservatoire permet également l’accès à de nombreuses ressources documentaires (bibliothèque), et son expertise est par ailleurs largement reconnue, ce qui en fait à la fois une marque forte et une très belle référence sur un curriculum vitae. 
 

Les enseignements ont-ils répondu pleinement à vos attentes ? Des exemples ?


Les enseignements ont pleinement répondu à mes attentes tant en qualité qu’en possibilités de réinvestissement. Les séminaires sont riches et les cas pratiques permettent réellement d’appliquer les concepts et outils étudiés en cours. L’enseignement des méthodologies de la recherche, dans le cadre de la rédaction du mémoire, m’a en outre permis de vraiment regarder mon activité professionnelle sous un angle différent et de pointer les bons points comme ceux qui me restaient à améliorer. 


Vous poursuivez en thèse : pourquoi ce choix ?


La rédaction de mon mémoire de recherche pour le master m’a donné l’opportunité d’étudier l’impact des réformes hospitalières sur les groupes professionnels des pharmaciens et des cadres de santé. Les résultats de cette étude, menée dans une posture d’étudiante chercheuse, m’ont donné envie de poursuivre mes recherches à l’échelle nationale. Raison pour laquelle j’ai choisi de poursuivre mes études en thèse de doctorat, ce que je n’avais pas prévu au départ mais qui se révèle passionnant un peu plus chaque jour.